Résolutions et Maladies Chroniques : 6 Intentions Réalistes pour 2026

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Bonne année à tous ! 🎉 Enfin… si on peut dire. Parce que soyons honnêtes : 1er janvier, minuit une, nos maladies chroniques sont toujours là. Pas de reset magique, pas de nouvelle vie, pas de corps tout neuf.

Et pourtant, partout autour de nous, c’est l’euphorie des résolutions : « Cette année, je perds 10 kilos ! », « Je vais au sport 5 fois par semaine ! », « Fini le sucre ! », « New year, new me ! »…

Nous ? On reste là avec notre SOPK, notre Crohn, ou nos autres maladies chroniques, et cette petite voix qui nous dit : « Tu ne tiendras jamais ces résolutions classiques. Pourquoi tu n’es pas comme les autres ? »

Alors aujourd’hui, on parle de résolutions. Mais de VRAIES résolutions. Réalistes. Bienveillantes. Adaptées à nos vies avec des maladies chroniques.

Pourquoi les résolutions classiques ne marchent pas pour nous

Commençons par le début : pourquoi est-ce qu’on ne peut pas simplement suivre le mouvement et se fixer les mêmes objectifs que tout le monde ?

Notre corps ne fonctionne pas « normalement »

Perdre du poids ? Avec le SOPK et la résistance à l’insuline, c’est mission quasi impossible. Avec la pilule qui favorise la prise de poids, c’est encore pire.

Faire du sport tous les jours ? Quand on a des douleurs chroniques, une fatigue constante, et des poussées imprévisibles, c’est juste irréaliste. Certains jours, se lever est déjà un exploit.

Arrêter complètement le sucre ? Parfois, c’est la seule chose qui nous donne un peu d’énergie quand on est épuisé. Et puis, avec toutes les restrictions qu’on a déjà (régimes SOPK, régimes Crohn…), se priver encore plus ? Non merci.

Les résolutions classiques sont pensées pour des corps « standards ». Pas pour des corps qui ont leurs propres règles, leurs propres limites, leurs propres besoins.

La culpabilité programmée

Tu sais ce qui se passe quand on se fixe des objectifs impossibles ? On ne les tient pas. Évidemment. Et ensuite ? On culpabilise. On se sent nulle. On se dit qu’on manque de volonté, de motivation, de courage.

Mais ce n’est pas une question de volonté. C’est une question de réalisme.

Se fixer des objectifs inadaptés à sa réalité, c’est se programmer pour l’échec. Et franchement, on a déjà assez à gérer sans rajouter une couche de culpabilité inutile le 15 janvier quand on a déjà lâché toutes nos résolutions.

L’énergie qu’on n’a pas

Les résolutions, ça demande de l’énergie. Beaucoup d’énergie. Changer ses habitudes, tenir bon, rester motivé, ne pas craquer… Tout ça épuise.

Quand on vit avec des maladies chroniques, notre réserve d’énergie est limitée. Très limitée. On n’a pas des batteries infinies. 

Alors plutôt que de gaspiller cette précieuse énergie sur des objectifs irréalistes qui vont juste nous faire sentir mal, si on l’utilisait intelligemment ?

Le piège de la comparaison

Sur les réseaux sociaux, tout le monde affiche ses résolutions extraordinaires. « Cette année, je cours un marathon ! », « Je deviens vegan ! », « Je me lève à 5h tous les matins ! »

Et toi, tu regardes ça en te disant : « Moi, mon objectif c’est juste de survivre à mes journées sans trop de douleurs. » Et tu te sens… petit(e). Insuffisant(e). Nul(le).

Mais c’est FAUX. Leur réalité n’est pas la tienne. Leurs capacités ne sont pas les tiennes. Et ce n’est pas une question de valeur. C’est une question de point de départ.

Ce que j’ai appris sur les "bonnes" résolutions

Avec le temps et l’expérience, j’ai compris que les résolutions, ce n’est pas le problème. C’est la FAÇON dont on se les fixe.

Remplacer « performance » par « bienveillance »

Au lieu de : « Je vais perdre 15 kilos » On apprend à dire : « Je vais prendre soin de mon corps, à mon rythme »

Au lieu de : « Je vais au sport 5 fois par semaine » On apprend à dire : « Je bouge quand mon corps me le permet »

Au lieu de : « Je mange parfaitement sain » On apprend à dire : « Je fais des choix qui me font du bien, sans me priver de tout »

Au lieu de : « Je ne rate plus aucun rendez-vous » On apprend à dire : « Je gère mes rendez-vous du mieux que je peux »

Tu vois la différence ? Ce ne sont plus des objectifs à atteindre coûte que coûte. Ce sont des intentions, des directions à prendre.

Mesurer autrement que par des chiffres

J’ai aussi arrêté de mesurer mon succès avec des chiffres obsessionnels :

  • Pas de balance tous les matins qui dicte mon humeur
  • Pas de compte des calories qui me stresse
  • Pas de tracker de sport qui me culpabilise
  • Pas de to-do liste impossible qui me déprime

À la place, je me demande :

  • Comment je me sens aujourd’hui ?
  • Est-ce que j’ai eu de l’énergie ?
  • Est-ce que j’ai moins mal qu’hier ?
  • Est-ce que je suis content de mes choix ?
  • Est-ce que j’ai été bienveillant avec moi-même ?

Ce sont des indicateurs beaucoup plus pertinents pour nous. Parce qu’ils prennent en compte notre réalité de malades chroniques.

Accepter les jours « sans »

Dans mes résolutions, j’intègre maintenant la possibilité de l’échec. Ou plutôt, de l’ajustement.

Je sais qu’il y aura des jours (des semaines même) où je ne pourrai rien faire. Où je serai en poussée. Où la fatigue sera trop intense. Où les douleurs seront insupportables ou une crise de migraine qui va s’inviter pour une journée ou deux.

Et c’est OK. Ce n’est pas un échec. C’est la réalité de vivre avec des maladies chroniques.

Nos « résolutions » doivent être assez flexibles pour s’adapter à nos mauvais jours. Sinon, ce ne sont pas des résolutions. Ce sont des sources de frustration.

Nos "résolutions" pour cette année (spoiler : ce sont des intentions)

Alors voilà ce qu’on peut se souhaiter pour cette nouvelle année. Pas des résolutions rigides. Des intentions douces.

1. Écouter notre corps (vraiment)

Pas juste quand il crie de douleur. Aussi quand il chuchote un besoin. Apprendre à reconnaître les premiers signaux de fatigue, de douleur, de besoin de repos. Et surtout, les respecter sans négocier.

Concrètement ça veut dire quoi ?

  • Annuler un plan si tu es fatigué, sans culpabilité
  • Faire une sieste si tu en as besoin (même en pleine journée)
  • Manger quand tu as faim, t’arrêter quand tu es rassasié
  • Dire non aux sollicitations qui te drainent
  • Adapter tes journées à ton niveau d’énergie réel

Ce n’est pas être faible. C’est être à l’écoute.

2. Célébrer les petites victoires

On a trop longtemps minimisé nos progrès parce qu’ils n’étaient pas « assez impressionnants » aux yeux des autres. Cette année, on célèbre TOUT :

  • Tu as réussi à marcher 20 minutes ? Victoire !
  • Tu as passé une journée sans douleur intense ? Victoire !
  • Tu as cuisiné un repas adapté ? Victoire !
  • Tu as refusé quelque chose qui ne te convenait pas ? GRANDE victoire !
  • Tu as pris ton traitement tous les jours cette semaine ? Victoire !

Pourquoi c’est important ? Parce que vivre avec des maladies chroniques, c’est un marathon, pas un sprint. Et célébrer les petites victoires, c’est se donner l’énergie de continuer.

Achète-toi un joli carnet. Et note tes victoires. Toutes. Même celles qui te semblent ridicules. Relis-le les mauvais jours. Tu verras que tu avances. Même si c’est lentement.

3. Lâcher la comparaison

C’est peut-être la plus difficile des intentions. Arrêter de se comparer aux autres. Aux personnes en bonne santé qui font du sport tous les jours. Aux influenceurs qui ont des corps « parfaits ». À nos amis qui mangent ce qu’ils veulent sans conséquences.

Notre mantra pour l’année : « Ma seule compétition, c’est moi-même d’hier. Pas les autres. »

Tu ne compares pas ta vie à celle des autres. Tu compares ta journée d’aujourd’hui à celle d’hier. Et si c’est un tout petit peu mieux (ou même pareil), c’est déjà bien.

Action concrète : Désabonne-toi des comptes qui te font sentir mal. Suis des personnes qui vivent des réalités similaires. Entoure-toi de contenu qui t’élève, pas qui t’enfonce.

4. Construire notre tribu

S’entourer de personnes qui comprennent, qui soutiennent, qui ne jugent pas. Que ce soit en vrai ou en ligne. Passer moins de temps avec les personnes toxiques qui drainent notre énergie.

Actions concrètes :

  • Rejoins un groupe de soutien
  • Partages ton vécu avec les bonnes personnes
  • Distance-toi de ceux qui ne respectent pas tes limites
  • Dis merci à ceux qui sont là pour toi

On a besoin d’une tribu, des personnes qui nous comprennent vraiment, qui ne minimisent pas, qui ne jugent pas, qui sont juste… là.

5. Être patient avec soi-même

L’adaptation à nos maladies, c’est long. Très long. Il y aura des hauts et des bas. Des jours où tu auras l’impression de gérer, et d’autres où tout semblera s’écrouler.

Ce qu’on se promet : De ne pas se juger les mauvais jours. De se rappeler que c’est normal. Que tu fais de ton mieux. Que demain sera peut-être différent. Ou peut-être pareil. Et que c’est OK aussi.

La patience avec soi-même, ce n’est pas de la résignation. C’est de la bienveillance.

6. Investir dans notre santé mentale

Parce que la santé, ce n’est pas que le corps. C’est aussi la tête, le cœur, l’esprit. Et vivre avec des maladies chroniques, ça pèse psychologiquement. Vraiment.

Nos pistes :

  • Continuer (ou commencer) une thérapie si besoin
  • Méditer, même 5 minutes par jour (ça compte !)
  • Écrire dans un journal (défoulement garanti)
  • Faire des choses qui te font du bien, juste pour toi
  • Apprendre à gérer le stress (respiration, sophrologie, yoga…)

Ta santé mentale est aussi importante que ta santé physique. Elle mérite du temps, de l’attention, de l‘investissement.

Les "non-résolutions" qu'on s'autorise

Et puis, il y a aussi tout ce qu’on ne fera PAS cette année. Parce que parfois, savoir ce qu’on ne veut pas, c’est aussi important.

On ne se privera plus de tout

Fini les régimes restrictifs extrêmes qui nous rendent malheureux. Si tu as envie d’un carré de chocolat, mange-le. Sans culpabilité. En conscience. En savourant.

La vie est déjà assez difficile avec nos maladies. On ne va pas en plus se priver de tous les petits plaisirs.

On ne se forcera plus à être productif H24

Ta valeur ne se mesure pas à ta productivité. Les jours de repos ne sont pas des jours perdus. Ce sont des jours nécessaires. Des jours de récupération. Des jours de survie parfois.

Rappel important : Être malade, c’est déjà un job à temps plein. Tu n’as pas à faire semblant d’être une machine en plus.

On ne supportera plus les remarques toxiques

Si quelqu’un fait une remarque déplacée sur ton corps, ton alimentation, tes limites, ou tes maladies, tu ne souris plus poliment en avalant la pilule. Tu recadres. Ou tu pars. Ou tu bloques.

Ta santé mentale mérite mieux que de supporter la toxicité.

On ne se comparera plus aux autres

Elle peut courir un marathon ? Super pour elle. Toi, tu as réussi à te lever ce matin malgré la fatigue intense. Vos défis sont différents. Vos victoires aussi. Et c’est parfaitement OK.

On ne s’excusera plus d’être malade

On ne s’excuse plus. De nos limites. De nos besoins. De nos maladies. On ne les a pas choisies. On fait avec. Du mieux qu’on peut. Et ça, ça ne mérite pas des excuses. Ça mérite du respect.

Le message que je veux faire passer

Si toi aussi tu vis avec des maladies chroniques et que tu te sens nul parce que tu ne peux pas tenir les résolutions « classiques »…

Tu n’es pas nul. Le système n’est juste pas fait pour toi.

Les résolutions « standards » sont pensées pour des corps « standards ». Ton corps est différent. Tes besoins sont différents. Tes objectifs DOIVENT être différents.

Et ce n’est pas un problème. C’est même une force. Parce que tu apprends à vraiment te connaître, à vraiment t’écouter, à vraiment te respecter.

Tu n’as pas à entrer dans le moule. Tu peux créer ton propre modèle.

Une nouvelle année, oui. Mais pas une nouvelle toi

Tu n’as pas besoin d’être un(e) « nouveau / nouvelle toi ». Tu as besoin d’être une « toi qui s’accepte mieux ». Une toi qui se traite avec plus de douceur. Une toi qui comprend que vivre avec des maladies chroniques, c’est déjà un exploit quotidien.

Alors cette année, notre seul véritable objectif, c’est celui-ci :

Être plus bienveillant avec soi-même.

Le reste suivra ou pas, et ce sera OK aussi.

Nos vraies résolutions en mode "intentions"

Pour t’aider à démarrer, voici quelques idées de résolutions adaptées à notre réalité :

Au lieu de : « je vais perdre 10 kilos » On dit : « je vais nourrir mon corps avec bienveillance »

Au lieu de : « je vais aller au sport 5 fois par semaine » On dit : « je vais bouger quand j’en ai l’envie et l’énergie »

Au lieu de : « je vais ne plus jamais annuler de plans » On dit : « je vais respecter mes limites sans culpabilité »

Au lieu de : « je vais être toujours productif » On dit : « je vais me reposer sans me juger »

Au lieu de : « je vais ne plus jamais être triste ou en colère » On dit : « je vais accueillir toutes mes émotions avec bienveillance »

Au lieu de : « je vais tout réussir » On dit : « je vais faire de mon mieux, et ça suffit »

Tu vois la différence ? Les premières sont des prisons. Les secondes sont des libertés.

Et toi, quelles sont tes intentions ?

Pas tes résolutions rigides. Tes intentions douces. Ces petites choses que tu veux cultiver cette année, à ton rythme, avec bienveillance.

Partage en commentaires ! Inspirons-nous les uns les autres. Créons ensemble une vision du Nouvel An qui nous ressemble vraiment, à nous, les guerriers du quotidien. 💜

Belle année à toi, avec toute la douceur dont tu as besoin. 🌟

P.S. : Si tu « échoues » dans tes intentions, ce n’est pas grave. Vraiment pas. Recommence demain. Ou après-demain. Ou la semaine prochaine. Il n’y a pas de date limite pour prendre soin de soi. Chaque jour est un nouveau départ.

Et si ta seule résolution de l’année c’est « survivre », c’est déjà énorme. Vraiment. Ne laisse personne te faire croire le contraire.

Note : Cet article reflète mon expérience personnelle avec les maladies chroniques. Chacun vit sa situation différemment. Adapte ces conseils à ta propre réalité. 💜

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